Le Coran et l'allégorie
| Fatawa l'éminent Cheikh Abdul Aziz Ibn Abdul Allah Ibn Baz, le ex-mufti de la Royaume de l'Arabie Saoudite | |
| Sujet de Fatwa : | Le Coran et l'allégorie |
| Numéro de Fatwa : | 19 |
| Date : | Mardi 8 Rajab 1422 Hâ' Le 25 Septembre 2001 Mîm |
| Source de Fatwa : | Fatawa l'éminent Cheikh Abdul Aziz Ibn Abdul Allah Ibn Baz, le ex-mufti de la Royaume de l'Arabie Saoudite |
| Référence de Fatwa : | Magazine d'Al-Bihûth Al-Islâmiyya, Edition numéro 28 - page 118 |
| Questions : | |
"Il n'y a rien qui Lui ressemble; et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant" . L'un des professeurs m'a dit que dans le Coran il n'y avait point ni une lettre en plus ni une lettre en moins et qu'il n'existait pas non plus d'allégorie. Si c'est ainsi, qu'en est-t-il donc de cette partie du verset 82 de la sourate "Yûsuf": "Et interroge la ville.. " et de cette partie du verset 93 de la sourate "Al-Baqara": "Dans leur impiété, leurs cœurs étaient passionnément épris du Veau (objet de leur culte)" ?. | |
| Réponse : | |
| Selon les vérificateurs, le Coran ne comporte pas de procédés rhétoriques, au point connu par les rhétoriciens, et il ne représente que des vérités. Quant aux interprètes qui disent qu'une telle lettre est supplémentaire, ils visent par-là qu'elle est supplémentaire du point de vue des règles de l'analyse grammaticale et non pas du point de vue du sens. Cette lettre jugée supplémentaire a pourtant un sens chez les arabophones, car le Saint Coran a été révélé dans leur langue natale. Tel est le cas dans le verset 11 de la sourate "Ach-Chûra": "la ville" est une métonymie pour désigner (ses habitants), etc.; ceci montre la richesse et la variété de la langue arabe. Il ne s'agit donc pas de procédés rhétoriques, mais de l'usage varié du langage en vue de plus de concision et de brièveté, comme dans verset 93 de la sourate "Al-Baqara": | |
"Il n'y a rien qui Lui ressemble; et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant"
. L'un des professeurs m'a dit que dans le Coran il n'y avait point ni une lettre en plus ni une lettre en moins et qu'il n'existait pas non plus d'allégorie. Si c'est ainsi, qu'en est-t-il donc de cette partie du verset 82 de la sourate "Yûsuf":